Les contrôles de qualité ne concernent que les ingrédients : faux.

A l’origine de la toute jeune marque Alpaderm, Fr J., confirme l’intérêt majeur de ces certifications qui ne laissent rien passer. «La déclaration des composants, obligatoire au niveau européen depuis le 1er janvier 1998, a déjà contribué à éliminer du marché des produits qui n’avaient de naturel que le nom. Désormais, les composants doivent être répertoriés sur l’emballage, en commençant par ceux qui représentent la plus grande partie du produit. Avec les certifications ECOCERT nous garantissons une qualité supérieure et un respect de l’environnement à tous les niveaux.» Des modes d’obtention des matières premières, des lieux de transformation, d’entreposage, au caractère biodégradable des produits finis, rien n’échappe à la vigilance des organisations de certification.

On ne trouve pas un aussi grand choix d’actifs : vrai.

«Il est normal que le catalogue soit plus restreint, relève A. Jatès. L’agriculture biologique n’en est qu’à ses débuts. Le développement va prendre du temps, mais je suis optimiste: il s’agit d’un mouvement de fond. On ne reviendra pas en arrière. Et je suis persuadée que d’ici à dix ans, bien d’autres extraits viendront s’ajouter au catalogue existant.»

ecoloDe son côté, Fr. Jaczynski s’enflamme: «Je ne suis pas allée choisir en Amazonie des extraits à la mode! Ce qui compte, c’est l’activité réelle des molécules. Bien plus que leur originalité. J’ai sélectionné des plantes aux vertus éprouvées par des générations de femmes. Comme nous nous adressons à des bébés, nous avons opté pour des ingrédients naturels et traditionnels ayant fait leurs preuves depuis plus de cent ans.» D’ailleurs leur produit star, le cérat, s’inspire directement d’une formule développée par le médecin Galien, au Ier siècle après Jésus-Christ. Formule cicatrisante à base d’huile, d’eau et de cire d’abeille servant d’émulsionnant.

Les textures sont moins raffinées : de moins en moins vrai.

Prétendre que les textures sont moins hédonistes n’est plus fondé, note  Jabès. En tout cas pour Bio Beauté par Nuxe qui se targue d’avoir sélectionné, en laboratoire, des huiles comme les bienfaits de l’huile de krill dont la haute teneur en acides gras essentiels (oméga 3 et 6) offre à la fois une exceptionnelle affinité avec la peau et une efficacité optimale. Pour avoir testé l’huile démaquillante, je ne peux que confirmer. «A mes yeux, la silicone est comme un vernis, stigmatise-t-on chez Alpaderm. La certitude d’une douceur instantanée au moment de l’achat, je l’assimile à un leurre. En tout cas, Il s’agit d’un produit artificiel non biodégradable. Avec une crème comme le cérat, nous restaurons en profondeur. Sa douceur, la peau la récupère en peu de temps