La deuxième vie des déchets végétaux, ça commence dans la cuisine,
à chaque fois que vous épluchez une carotte ou une pomme.
Conseils pour une réincarnation réussie.

Les bons ingrédients

Pour obtenir un bon compost, il vous faut de l’azote et du carbone. Idéalement, lorsque tout a bien fonctionné, vous obtiendrez une belle terre noire grumeleuse. Le secret de la réussite est dans la proportion: une part d’aliments secs, riches en carbone (paille, tiges dures de légumes ou de plantes, plantes fanées, tailles de haies ou de brindilles, copeaux de bois…) pour deux d’aliments tendres, riches en azote (épluchures de légumes, de fruits, sachets de thé ou de cafés, orties, déchets de tonte…). Si vous ne respectez pas cette proportion lorsque vous montez votre compost, vous vous retrouverez avec un tas sec ou, pire, gluant. Beurk!

compost

Le bon truc : Lorsque vous ajoutez du papier ou du carton au compost, froissez-le. Les bestioles adoreront se blottir dans ses replis.

Le matos idéal

A vous de voir si vous préférez un compost fermé ou à ciel ouvert. Deux points sont à respecter: l’air doit pouvoir circuler, l’eau aussi. Les silos à compost en plastique munis d’un couvercle et d’une trappe sont très pratiques, mais vous pensez à l’ouvrir lorsqu’il pleut et à l’arroser en cas de sécheresse. Si vous optez pour la variante caisse en bois, attention à ce qu’il ne soit pas traité. Le contenu restera plus facilement humide, veillez cependant lors de sécheresse à le couvrir, d’une bâche en plastique, par exemple.

Le bon truc : Placez votre silo sur la terre nue et non sur du béton. Vous laissez ainsi les agents de compostage – vers de terre et compagnie – circuler et libres de faire leur boulot.